Ritournelle

Je sais que j'ai riuen posté depuis longtemps mais j'ai plus vraiment d'inspiration. Enfin, je vais m'y remmettre promis ! en attendant, je vous met une jolie et très triste fiction que j'ai trouvé. je ne sais pas qui est l'auteur mais c'est génial !


**********************************

Ritournelle

"- L'eau et le ciel
Je m'y promène..."


Hermione Granger ferma le robinet d'eau avant de s'essuyer le visage à l'aide d'une serviette. La jeune femme de vingt deux ans releva son visage vers le miroir pour apercevoir son reflet. Elle plissa les yeux face à l'image qu'il lui renvoyait. Instinctivement, elle passa un doigt sur la minuscule cicatrice à l'arcade sourcilière... une cicatrice qu'elle devait à Lord Voldemort. Il avait bien failli la tuer cette fois là... heureusement que l'intervention d'Harry et des quelques survivants de l'Ordre du Phénix, lui avait permis de s'échapper. En y repensant, Hermione soupira tout en s'emparant de sa brosse à dent.

"- J'y danse même
Oiseau... Sirène
En ro... be ... blan...che"


Se brossant les dents, elle prit place sur le rebord de la baignoire, en repensant aux derniers évènements. Le Seigneur des Ténèbres avait réussi à étendre sa domination à travers l'Angleterre, malgré la résistance d'Harry Potter et de l'Ordre du Phénix, menant ainsi le pays à la peur et à la destruction... L'Ordre du Phénix, était dorénavant considéré comme un groupe de rebelles dangereux. Les féroces batailles qui opposèrent l'Ordre à l'armée de Voldemort avaient malheureusement coûté la vie à plusieurs d'entre eux. Se levant afin de cracher dans le lavabo, Hermione croisa à nouveau son regard brun qui brillait d'une étrange lueur.

"- Je me suis envoyée... valser
Et le décor
Valait bien... la peine
De ma... peine ..."


Devant la glace, elle retira son pull à col roulé, pour finalement regarder son dos. Hermione inspecta ses blessures, infligées par les Mangemorts durant son séjour en prison pour les "Sangs de Bourbes". Un sourire satisfait étira ses lèvres alors qu'elle enfilait à nouveau son vêtement. Les plaies cicatrisaient vite ; d'ailleurs, elle n'avait plus mal.

"- Je... ne pouvais ...pas rester
Il me fallait juste... m'envoler..."


Attrapant son peigne, elle rassembla ses épais cheveux en un chignon qu'elle attacha rapidement d'une barrette. Jetant un dernier regard au miroir, elle sortit de la salle de bains d'un pas léger. Hermione pénétra dans une pièce qui lui servait de chambre... ce n'étais pas le grand luxe mais un lit, une armoire et un bureau lui suffisaient parfaitement. La jeune femme ne pouvait pas se plaindre, surtout en ces temps difficiles.

"- C'est... pour toujours
J'ai des regrets
Si je... t'ai fait..."


Enfilant sa cape de sorcière, elle se dirigea vers son bureau où reposaient tout un tas de parchemins et de grimoires poussiéreux. La jeune femme était en train de traduire des runes très anciennes pour le compte de l'Ordre. Les runes parlaient d'une étrange incantation qui ramènerait le monde à la Lumière... enfin, une chose dans ce genre là. Hermione n'avait pas tout à fait terminé la traduction. Soupirant, elle s'empara d'un tas de parchemins et sortit de sa chambre, qu'elle verrouilla derrière elle à l'aide d'un sort. Tenant fermement ses recherches contre sa poitrine, elle descendit les quelques escaliers qui la séparaient du sol. Fredonnant, la jeune femme traversa une gigantesque place où tentes de fortune se collaient les unes aux autres. A l'intérieur, demeuraient des familles entières de sorciers et de moldus qui, ne trouvant aucun moyen d'échapper à Voldemort, vinrent se cacher ici à Espéranza, la ville souterraine. C'est d'ailleurs dans cette véritable forteresse souterraine que le nouveau QG de l'Ordre du Phénix s'était installé, et ses membres dirigeaient du mieux qu'ils le pouvaient la cité.

"- Souffrir... un peu
C'est fait, c'est... fait ..."


"- Expecto Patronum !" S'exclama soudainement une voix ai moment où elle allait monter les marches menant au QG

Se retournant, la jeune femme aperçut Harry qui venait de faire apparaître un majestueux cerf lumineux devant tout un tas d'enfants pas plus âgés qu'une quinzaine d'année. Ces derniers, les yeux écarquillés de stupeur, écoutaient attentivement ce que leur héros était en train de leur expliquer. Intriguée, Hermione s'arrêta un instant et détailla sans vraiment s'en rendre compte son meilleur ami. Les cheveux mi longs mais toujours en bataille, des yeux vert pétillants de haine et d'indifférence et une silhouette svelte et musclée par les années d'entrainement intensif. Il avait changé non seulement physiquement mais aussi mentalement... il était renfermé et froid... La jeune femme devait se l'avouer: oui il avait changé... ils avaient tous changé, transformés par les horreurs de la guerre. Tandis qu'elle s'apprêtait à reprendre son chemin, Harry tourna son regard dans sa direction... et durant un instant leurs yeux se croisèrent pour s'embrasser de vie et d'espoir. Mais cela ne dura qu'une seconde car Harry avait déjà détourné son attention sur ses jeunes élèves. Haussant les épaules, elle se détourna de son ami pour poursuivre sa route. C'est en montant les dernières marches qu'elle fredonna les dernières paroles de sa chanson.

°
°

"- Je me... suis envoyée... valser" chantonna Hermione alors qu'elle tournait, à l'aide d'une cuillère en bois, une substance blanchâtre dans une casserole. " Et... le décor...
Valait... bien la... peine
De ma... peine..."


D'un mouvement adroit, elle tapota la cuillère sur le rebord de la casserole avant de la poser à côté de la cuisinière. Croquant dans une pomme rouge, la jeune femme baissa le feu sous la casserole. Ce n'était vraiment pas le moment de brûler le déjeuner, surtout que Ron n'arrêtait pas de clamer haut et fort qu'il avait faim.

"- Je... ne pouvais... pas... rester
Il me... fallait juste... m'envoler"


"-Mione ?"

Levant son regard, Hermione fit face à Ginny qui lui souriait chaleureusement. Ses cheveux roux coupés courts mettaient davantage en valeur la couleur de ses yeux bleu. La jeune femme rendit son sourire à son amie tandis que celle ci prenait place sur une chaise de la cuisine. Agée de vingt et un ans, la jeune Weasley était un membre important de l'Ordre du Phénix. La rouquine était en réalité une espionne. A la surface, elle était Ginevra Weasley, Sang Pur de renom, qui avait rejoint la cause de Voldemort en reniant sa famille. Cependant, elle informait l'Ordre de tout ce qui se passait et aidait les familles moldues à rejoindre la cité... Elle enseignait également les Sorts et Enchantements aux petits sorciers de la ville qui ne pouvaient aller à Poudlard. Ce n'était pas la seule... Harry leur enseignait les Défenses contre les Forces du Mal tandis que Ron enfilait le rôle de professeur de Métamorphose... sans oublier Neville, qui à la surprise d'Hermione, inculquait l'art des Potions. Un sourire naquit sur ses lèvres à cette pensée... Rogue ferait certainement une attaque s'il apprenait que Neville Longdubat enseignait les Potions.

"- Mione ?" Répéta Ginny, ce qui fit sortir Hermione de ses pensées.

"- Oui ?"

"- Est ce que ça va ?" Demanda la rousse en fronçant les sourcils

"- Oui, bien sûr. Pourquoi, que ce passe t-il ?"

"- Rien ! Je viens simplement aux nouvelles..." déclara Ginny avec désinvolture. "Qu'est ce qu'on mange ?"

"- De la soupe !" Répondit Hermione en reprenant sa cuillère en bois pour tourner la fameuse mixture.

"- Besoin d'un coup de main... ?" Proposa la rouquine tout en s'approchant de la casserole d'un air sceptique.

Montant les yeux au ciel avec exaspération, la brune posa un regard lourd de sens sur son amie.

"- Je sais faire de la soupe, Gin' ! Merci de ta confiance..."

Levant les mains en signe d'innocence, Ginny eut un sourire aux dires d'Hermione.

"- Ne te vexe pas Mione, mais... tu es un génie pour beaucoup de choses, et la cuisine ne fait pas... parti de tes dons!"

"- Oh ! Tu parles de ça ? Ne t'inquiète pas, j'ai trouvé quelque chose de fabuleux ! Les soupes déjà préparées ! " Déclara Hermione avec un sourire, tout en brandissant un sachet ouvert de couleur jaune vert. " Il suffit de rajouter une quantité d'eau suffisante aux nombres de personnes, puis de tourner de temps en temps... C'est à la portée de mes faibles capacités culinaires!" Assura t-elle avec entrain.

Ginny hocha la tête impressionnée, tout en remerciant mentalement le prodige Moldu.

"- En tout cas, je pense que je peux parler au nom de tous en te remerciant de cesser tes recettes expérimentales... c'est Ron qui va être heureux !" Plaisanta t-elle.

"- C'est sûr, ce ne sera jamais aussi bon que la cuisine de ta mère ! Mais moi je m'en plains pas... Tu sais quand j'étais là bas, en prison... Tu serais surprise de voir ce qu'un être humain peut manger quand il meurt vraiment de faim..."

Ginny enlaça immédiatement Hermione. Elle se doutait de ce qu'elle avait pu vivre durant ses sept mois, enfermée avec ces monstres. La rouquine lui adressa un sourire chaleureux, lui faisant comprendre qu'elle n'avait plus rien à craindre... elle ne retournera plus jamais dans cet enfer. Hermione lui rendit un sourire à la fois nostalgique et triste, avant de se détacher de l'étreinte de son amie pour retourner aux fourneaux.

"- Qu'est ce que tu chantais ?" Demanda la rousse en changeant de sujet.

"- Pardon ?"

"- Lorsque je suis entrée, tu fredonnais une chanson... C'était quoi ?"

"- Ah ! C'est une chanson que Fleur chantait souvent à Jean pour qu'il s'endorme... Tu sais avant qu'ils ne la tuent... elle aussi... Je ne sais pas pourquoi, mais elle me revient constamment en tête... C'est du français..." Expliqua t-elle en haussant les épaules.

"- Tu sais parler français !" Questionna Ginny en arquant un sourcil... quoi que venant d'Hermione, rien ne devait plus l'étonner.

"- Non pas vraiment" Répondit Hermione avec un rire. " Fleur n'a pas eu le temps de me l'apprendre... disons que je le répète plus que je ne le comprends !"

"- Ha d'accord..." sourit la rouquine en retournant s'asseoir.

La brunette se tourna vers son amie, une cuillère en main, avant de lui tendre l'ustensile de cuisine.

"- Tiens, goutte moi ça !"

La jeune femme s'empara de la cuillère, souffla dessus pour refroidir la soupe qu'elle contenait, avant de la porter à ses lèvres.

"- Hum... c'est bon ! C'est de la soupe aux champignons ?"

"- Oui. Je sais que Ron en raffole... d'ailleurs, il a pris un peu de poids ces derniers temps. A ton avis, je réduis sa portion ?" Demanda Hermione, pensive.

"- Proposition intéressante...Mais, mieux ne vaut pas priver Ron de sa nourriture... tu sais comment il est quand il a faim." répondit Ginny en songeant à son frère, qui n'ayant pas reçu sa substance nutritive habituelle, serait d'une humeur massacrante, tout en hurlant les pires insanités qu'il soit.

L'image était d'ailleurs plus effrayante qu'amusante... Passant une main dans ses cheveux, la jeune rousse écouta son amie, qui s'était remise à chanter.

"- Pardonne-moi
Pour... cet... adieu
De ta... fenêtre... "


"- Tu as une très belle voix..."

"- Oh ? Heu... merci " Répondit la jeune femme en rougissant, gênée par le compliment de la rouquine.

Elle chantonna les restes des paroles et Ginny l'écouta attentivement tout en rêvassant. Rares étaient les moments où elles avaient l'occasion de se détendre...

°
°

"- La nuit... tu... peux
Me... voir... un... peu..."
marmonna Hermione,un crayon dans la bouche alors qu'elle tournait une page d'un épais grimoire.

Soupirant de frustration, elle referma d'un mouvement sec le manuscrit et s'empara d'un second encore plus épais que le précédent.Les sourcils froncés au maximum, la jeune femme commençait à désespérer. Voilà bientôt quatre heures qu'elle travaillait sur une phrase dont la traduction était des plus pénibles.

"- Tu as un problème Hermione ?" Demanda Neville, assis quelques tables plus loin.

S'interrompant dans sa recherche, la jeune femme releva la tête vers ce dernier.

"- Non, pourquoi ?"

"- Parce que tu chantes de façon saccadée !" Répondit Ron en entrant dans la pièce en compagnie d'Harry. " D'ailleurs, on est obligé d'entendre toujours la même chanson ?"

"- Si ça ne te plait pas Ron, tu n'as qu'à changer de pièce." répliqua t-elle, en se frottant les yeux de fatigue. "Et puis, Ginny aime ma voix !"

"- Oui, c'est vrai." Confirma Ginny, en pénétrant à son tour dans la pièce.

"- Moi aussi, j'aime bien." Ajouta Neville, avec un sourire réconfortant.

Ron monta les yeux au ciel tandis qu'Harry passait devant lui pour s'installer en face d'Hermione.

"- Je n'ai rien contre ta voix, Mione... mais t'en a pas d'autres en réserve ?"

"- Désolée ! Mais je l'ai en tête, j'arrive pas à me l'enlever..." dit-elle, en replongeant le nez dans son livre.

Le rouquin soupira tout en s'asseyant à ses côtés. Une liasse de parchemins devant lui, il commença la correction des devoirs de Métamorphose en déclarant :

"- Tant qu'à faire, passe au refrain..."

Un sourire apparut sur les lèvres de la jeune femme, et tout en prenant des notes, elle fredonna :

"- Je me... suis envoyée... valser
Et le... décor
Valait... bien la... peine
De... ma... peine..."


"- AHAHA !" S'exclama-t-elle soudain, en s'interrompant dans sa chanson. " J'ai enfin trouvé la signification !"

"- Mione, arrête de me faire des peurs de ce genre... je vais finir par être cardiaque !" S'exclama à son tour Ron, pâle comme un linge, tandis que Neville l'approuvait d'un mouvement de tête.

"- Que t'arrive t-il ?" Demanda Harry, en passant nerveusement une main dans ses cheveux.

Chassant une mèche de cheveux derrière son oreille, elle croisa le regard vert du jeune homme.

"- Je viens finalement de traduire la dernière phrase !" Dit-elle avec un sourire victorieux.

"- La dernière phrase de quoi ?" Questionna le rouquin, ne comprenant plus rien à la situation

"- La dernière phrase de la tablette de runes que Charlie a rapporté de sa dernière mission, inculte va !" Répliqua la brunette, en lançant un regard exaspéré à ses meilleurs amis.

Les deux jeunes hommes la fixèrent un instant, avant que Ron ne hausse les épaules et qu'Harry ne se replonge dans un quelconque livre. Alors que le silence commençait à s'installer, Hermione entortilla une mèche de ses cheveux autour de son doigt tandis qu'elle dévisageait rêveusement le jeune homme en face d'elle...

"- Je ne... pouvais pas... rester
Il... me fallait... juste m'envoler... "


Malgré la distance qui les séparait, la jeune femme pouvait voir son air concentré, la façon dont il se mordillait la lèvre inférieure quand il réfléchissait, et ses yeux verts émeraude qui brillaient de cette lueur si... attirante...

"- Car... ici l'eau... est si... pure,
L'air... est si... doux
La nuit... mon... âme..."


Un sourire tendre et rêveur naquit sur ses lèvres.

°
°

"- Comme... une étoile..."

La pièce était vide, tout le monde était parti se coucher et la jeune femme était restée afin de ranger les livres sur les étagères de la bibliothèque.
[
i]" S'illumine... et... ce... décor...
Valait... bien la... peine
De... ma peine... "

Se hissant sur la pointe des pieds, Hermione tendit le bras, essayant ainsi de remettre un livre à sa place originelle. Malheureusement, elle glissa en tenant avec elle les livres de l'étagère. Fermant les yeux, elle s'attendit à un impact quand la jeune femme sentit deux puissants bras la rattraper. Ouvrant subitement les paupières, Hermione aperçut deux yeux émeraude qu'elle connaissait bien. Harry la dévisagea intensément, avant de la remettre sur ses pieds.

"-Merci. Mais qu'est ce que tu fais encore ici ? Je pensais être seule..." Dit-elle surprise de le voir encore debout à cette heure avancée de la nuit.

"- Je suis venu ramener un livre. Besoin d'aide ?" Proposa le jeune homme en lui désignant du menton les manuscrits éparpillés au sol.

"- Je veux bien." Accepta la jeune femme, en se baissant pour ramasser les livres, aussitôt imitée par Harry.

"L'eau... et ... le ciel
Je... m'y... promène
J'y danse... même..."


Tous deux accroupis, Harry l'examina du coin de l'½il avant de soupirer.

"- Hermione."

Fredonnant toujours sa mélodie, elle tourna son visage vers lui.

"- Oui ?"

"- Tu pourrais arrêter de chanter, s'il te plait ? Ca devient lassant à la longue..."

"- Ah ! Désolée Harry, je ne savais pas que tu écoutais."

Harry hocha la tête et le silence s'installa entre eux pendant quelques minutes, avant qu'Hermione ne se remette inconsciemment à chanter...

°
°

"- Je me suis envoyée valser
Et le décor
Valait bien la peine
De ma peine
Je ne pouvais pas rester
Il me fallait juste m'envoler..."


"- Ah non ! Tu vas pas t'y mettre toi aussi !"

"- Quoi ?"

"- Tu chantais la même chanson dont Mione nous rabat les oreilles depuis des jours !"

"- Ah oui ?" S'étonna Ginny en haussant les sourcils. " Pardon, je m'en suis pas rendue compte... A force de l'entendre, elle a fini par me rentrer dans la tête à moi aussi..."

"- C'est pas croyable ! C'est une véritable épidémie !" S'exclama Ron en quittant la pièce d'un pas vif afin de rejoindre ses élèves.

La rouquine suivit son frère du regard, avant de se tourner vers Luna Lovegood qui donnait à manger à un bambin roux âgé de quelques mois.

"- Ne t'inquiète pas... il est de mauvaise humeur parce qu'Arthur lui a bavé sur ses chaussures !" Se moqua la blonde.

Ginny sourit à sa belle s½ur et à son neveu Arthur qui était aussi glouton que son père. Soupirant, elle prit place face à la jeune maman.

"- Moi je l'aime bien cette chanson, dit t-elle simplement. "Je la trouve vraiment belle..."

Luna lui sourit gentiment. La rouquine fixa le mur derrière la jeune femme avant d'ajouter :

"- Mais c'est étrange... j'ai l'impression qu'elle devient triste quand c'est Hermione qui la chante..."

"- C'est peut être ce qui la rend belle..." Déclara brusquement une voix masculine.

Se retournant, Ginny vit Harry qui la fixait sur le pas de la porte. Elle hocha la tête avant de baisser les yeux tristement.

"- Oui, peut être..."

°
°

"- C'est... pour toujours..."

"- Granger ? Tu m'écoutes ?" Demanda pour la cinquième fois Draco Malfoy avec impatience.

Cette dernière leva la tête vers le blond, qui la fixait avec une pointe d'exaspération. Draco Malfoy était un agent double. Mangemort très proche de Voldemort, il donnait de précieuses informations sur les activités secrètes du Seigneur des Ténèbres. Le jeune homme était également le fiancé officiel de Ginny.

"- Je t'écoute !" Répondit-elle en hochant la tête

Draco haussa un sourcil sceptique avant de finalement débuter la réunion.

"- Voldemort détient en sa possession un objet d'une grande puissance magique... Il ne veut pas nous dire ce que c'est... j'ai bien essayé de le lui demander... mais ce fut un échec !" Déclara t-il alors que ses prunelles grises les fixaient un pas un.

"- Je ne vois pas le problème Malfoy ! V.. Voldemort possède de nombreux objets plus puissants les uns que les autres. Je ne vois pas pourquoi on s'inquièterait pour si peu !" Lança Ron, qui se tenait aux côtés d'Harry.

Immédiatement, les iris orageux du Mangemort s'arrêtèrent sur le rouquin.

"- Je ne sais pas si tu fais exprès d'être con Weasley... Cette fois, c'est pas de la rigolade. Voldemort détient un objet qui pourrait éradiquer toute vie sur cette planète ! Et crois moi, il a bien l'intention de l'utiliser !"Répliqua t-il d'une voix glaciale.

"- Pourquoi ? Ca ne lui servirait à rien d'être le Maître d'un monde vidé de toute vie..." fit remarquer Harry

L'ex Serpentard secoua la tête, affligé.

"- Je n'ai pas dis qu'il allait l'utiliser sur le monde... Il l'utilisera sur... Esperanza !"

Aussitôt, un brouhaha infernal résonna. Draco dut augmenter la puissance de sa voix pour se faire à nouveau entendre.

"- Comment pourrait-il l'utiliser sur Esperanza ? La cité est non seulement incartable... mais aussi introuvable... sauf par ceux qui connaissent déjà son emplacement ! Et toutes les personnes, qui savent où elle se trouve, sont liées par un contrat magique qui les empêche de dévoiler sa position sans en mourir !" Rétorqua brusquement Olivier Dubois, en se levant de son siège.

"- Il n'a pas besoin de savoir où se trouve la cité... il suffit qu'il donne le nom du lieu qu'il veut détruire ! Ca fait des années qu'il cherche à exterminer Potter et l'Ordre du Phénix... Là, il a une bonne occasion de le faire, sans se salir les mains." Termina sombrement le Mangemort.

Il y eut un silence lourd de tension avant qu'Harry ne demande à Neville.

"- Combien de familles abrite Esperanza ?"

"- Nous comptons, soixante quinze familles sorcières et soixante trois moldues !" Répondit nerveusement Neville

"- Oui, et il en arrive de plus en plus chaque jour !" Rajouta Charlie Weasley.

Le Survivant hocha gravement la tête et reporta son attention sur Draco

"- Où se trouve ce fameux objet ? Et comment fait on pour le détruire ?"

"- C'est là que les choses se compliquent." Avoua le blond " L'objet est un pur concentré d'ancienne magie... d'après ce que j'ai pu comprendre, seule une combinaison complexe de runes pourra le mettre hors d'état de nuire."

"- J'ai... des regrets..." fredonna Hermione sans s'en rendre compte. " J'irais. "

Suite à sa déclaration, tous les regards convergèrent vers elle tandis qu'Harry, Ron et Ginny hochaient d'un même mouvement la tête.

"- Je suis la seule d'entre vous à avoir fait des études approfondies sur les runes." expliqua t-elle.
Draco eut un geste appréciateur... Si c'était Granger... alors ils n'avaient rien à craindre. La jeune femme ne loupait jamais rien... enfin, mis à part la cuisine.

"- Très bien. Granger, l'objet est dans un entrepôt non seulement gardé par des Mangemorts mais aussi par des Moldus... Ces derniers utilisent une arme appelée pistolet qui..."

"- Je suis fille de Moldu Malfoy. Je sais ce qu'est un pistolet" Interrompit Hermione avant de chatonner à nouveau

"Si je... t'ai fait...
Souffrir...un peu
C'est...fait, c'est... fait..."


°
°

"-...Je me suis... envoyée valser
Et... le décor
Valait... bien la peine..."
Chantonna Hermione à voix basse.

"- Putain Hermione tu veux te faire repérer ou quoi ?" S'emporta Harry dans un coin de son cerveau

Hermione grinça des dents puisqu'il lui avait quasiment crié dans les oreilles. La jeune femme, recouverte de la cape d'invisibilité de ce dernier, progressait lentement dans les couloirs de la base. Elle était reliée par télépathie aux membres de l'Ordre du Phénix, qui embusqués dans la forêt près de l'entrepôt, attendaient patiemment un geste de sa part pour intervenir en cas de difficulté.

"- A partir de maintenant, tu te tais !" Reprit-il d'une voix autoritaire.

La brunette soupira, avant d'hausser les épaules. Qu'importe, cela ne l'empêchait pas de continuer intérieurement...

"- De... ma peine
Je ne... pouvais... pas rester
Il me... fallait juste... m'envoler... "


Soudain, des soupirs, plus ou moins contrits, se firent entendre dans un coin de son cerveau...

°
°

Tout en chantant mentalement, elle arriva devant une gigantesque porte en métal. D'un geste discret, elle sortit sa baguette magique et lança un "Alohomora" bien placé. Immédiatement, la porte s'ouvrit en grinçant. S'engouffrant dans la pièce, elle aperçut trois gardes, apparemment Moldus, qui surveillaient avec un grand intérêt une sorte de boite brune.

"- Pardonne-moi
Pour... cet... adieu..."
fredonna t-elle de tête tout en s'approchant discrètement du premier homme."Stupefix".

Une lumière rouge frappa l'homme qui tomba à terre, raide comme un piquet. Aussitôt, les deux autres, qui se tenaient côte à côte, se tournèrent dans sa direction. D'un geste rapide, elle lança un second "Stupefix" touchant ainsi le premier homme, qui par son intermédiaire, toucha le second Moldu. Ils tombèrent tous deux à terre, et Hermione ôta la cape d'invisibilité pour se diriger d'un pas rapide vers le fameux objet.

"- De... ta fenêtre
La... nuit tu... peux
Me voir... un... peu"
chantonna t-elle alors qu'elle essayait de comprendre les runes qui étaient gravées sur la boite.

Une détonation résonna à ses oreilles tandis qu'une immense douleur envahit son flan droit. Légèrement surprise, elle porta une main à ses côtes et regarda avec stupeur ses doigts se recouvrir de sang... Lentement, presque au ralenti, la jeune femme tourna la tête et aperçut un des hommes, qui se tenait debout avec difficulté, l'arme au poing. Comprenant que le Stupefix lancé sur les deux hommes n'avait agi que sur l'un d'entre eux, elle s'exclama:

"- Petrificus Totalus !"

L'homme s'écroula à nouveau sur le sol mais cette fois il était bien immobilisé. Respirant avec difficulté, elle se retourna vers la boite afin d'essayer de trouver la bonne combinaison.

"- Là, ca va mal..." marmonna t-elle, car parler la faisait souffrir.

°
°

Ayant finalement trouvé la bonne combinaison Hermione, toujours dissimulée par la cape d'invisibilité, était en train de faire le chemin inverse... Boitant et souffrant le martyre à chaque pas, la jeune femme ne put s'empêcher de penser que cela était beaucoup trop facile... Elle s'était attendue à une combinaison complexe de runes, alors qu'elle l'avait trouvée assez facilement...

"- Car ici... l'eau est... si pure,
L'air... est si... doux
La... nuit... mon âme
Comme... une étoile... "
grommela-t-elle dans sa tête tandis qu'elle ralentissait son rythme.

A quelques mètres se tenaient deux Mangemorts, qu'elle connaissait pour être Blaise Zabini et Pansy Parkison. Ces derniers jubilaient pour une obscure raison... ce n'est seulement quand elle passa à côté d'eux, qu'elle stoppa toute avancée.

"- Quels idiots, ils se sont jetés dans la gueule du loup !" Ricana bêtement Pansy

"- Ouais... Je dois avouer que le Maître a eu une brillante idée... Mais putain, j'arrive toujours pas à croire que Draco nous ait trahis !" S'exclama Blaise en écrasant rageusement son mégot.

"- Tu crois vraiment que c'est Draco qui..."

"- Mais bien sûr idiote !" Ragea le Mangemort " Il est fiancé à cette satanée Ginny Weasley... cette amoureuse des Moldus... Elle aurait vite fait de le convaincre de rejoindre son camp... Draco est vraiment amoureux de cette garce... et il ferait n'importe quoi pour elle..."

Pansy eut une grimace qui aurait pu être comique en d'autres circonstances...

"- De toute manière, faire croire à Draco que le Seigneur possède un puissant objet était ingénieux d'un certain point de vue... Il ira prévenir ses petits copains... Potter et sa clique se ramèneront pour détruire l'objet... Il suffit qu'on les prenne par surprise... Et puis, plus de Potter, plus d'Ordre du Phénix... nous serons enfin en paix !" Termina Zabini, en rallumant une seconde cigarette.

"- Lestrange m'a prévenue qu'ils se trouvaient dans la forêt... Il faut juste attendre le feu vert du Maître !" Rajouta Pansy, caressant presque amoureusement sa baguette.

Une main sur la bouche en signe d'horreur, Hermione continua son chemin en accélérant le mouvement malgré la douleur. Elle rétablit la liaison télépathique avec Harry et les autres avant de se mettre mentalement à hurler.

"- Partez de là ! C'est un piège, les Mangemorts vont vous prendre par surprise !"

"- Tu es sûr de ce que tu dis ?" Intervint la voix de Ron

"- Oui... Mais bordel, dégagez de là !

Il y eut un silence avant qu'Harry n'ordonne.

"- OK ! Rentrez à la cité, c'est un ordre !" Dit-il alors que le rouquin allait protester " Mione, je vais t'attendre de l'autre côté de la base."

"- D'accord..." Souffla t-elle au moment où la liaison télépathique se coupait.

"- S'illumine... et ce... décor
Valait... bien la... peine
De ma... peine..."


°
°

Harry commençait à s'inquiéter. Cela faisait plus d'une demi-heure qu'il attendait Hermione, et cette dernière n'avait pas encore montré le bout de son nez. Fronçant les sourcils, il jeta pour la énième fois un ½il à sa montre qui n'avait avancé que de quelques malheureuses minutes. Jurant intérieurement, il se promit de la secouer dans tous les sens... Un bruit attira son attention, le coupant ainsi dans ses réflexions. Brandissant sa baguette magique devant lui, il se détendit légèrement quand il s'aperçut que ce n'était qu'Hermione... Ce n'était pas trop tôt.

"- Je peux savoir qu'est ce que tu faisais ?" S'exclama t-il avec hargne, tout en rangeant sa baguette dans sa ceinture.

Cependant, la jeune femme ne répondit pas, au contraire, sa démarche était des plus étranges.

"- Il y a un problème ?" Demanda t-il alors qu'une boule d'appréhension se formait eu creux de son estomac.

"- On... peut... dire... ça..."

Intrigué, le jeune homme s'approcha. Hermione ne tenait pas très bien sur ses jambes

"- Tu es blessée ?" Questionna t-il alors que la boule d'appréhension prenait un peu plus d'ampleur.

"- C'est... une bonne... question..." Haleta-t-elle avant de s'écrouler dans les bras de son ami.

"- Hermione !"

Emporté par le poids de la jeune femme, Harry s'agenouilla au sol, le corps d'Hermione contre son torse. Une violente toux saisit la jeune femme et Harry sentit quelque chose de chaud couler le long de son cou. Avec douceur, il écarta son amie et ne tarda pas à voir la zone dégoulinante de sang. Repoussant le pull, il constata avec horreur l'énorme trou.

"- Par Merlin..." murmura t-il en écarquillant les yeux, avant de se reprendre en main et d'appuyer fortement sur la blessure.

"- Harry... ne... te fatigue... pas... pour moi..."

"- Ne parle pas." Ordonna t-il en regardant le visage pâle de son amie.

Il sortit sa baguette pour la soigner mais Hermione arrêta son geste.

"- Harry... c'est trop... tard... la balle... est beaucoup... trop profonde..."

"- Bon sang, Mione ! Je t'ai dis de te taire !" Répliqua furieusement le Survivant tandis que ses mains se tachaient de sang.

Un faible sourire étira les lèvres de la brunette.

"- Au contraire... je crois... que c'est mainte..." elle s'interrompit alors qu'une nouvelle quinte de toux la saisit. " Dé... solée... j'ai sa...li ... ta che... mise..."

"- Ne parle pas Hermione." supplia le jeune homme, la gorge serrée.

Harry venait juste de constater que la balle avait transpercé l'un de ses poumons. Voilà pourquoi il n'arrivait pas à arrêter le sang... Bon sang, jamais il n'aurait cru que ça lui arriverait. Il s'était déjà imaginé la mort de Ron, de Ginny, de Neville... mais jamais celle d'Hermione... il n'avait jamais pu.

"- Qu'est ce qu'il c'est passé ?" Demanda t-il avant de subitement rajouter les larmes aux yeux" NON ! Ne réponds pas..."

Il lui semblait que son c½ur avait cessé de battre, que son sang ne circulait plus... il avait l'impression d'agoniser... oui, il agonisait.

"- Ca n'a... plus... d'importance... " Murmura-t-elle, en tendant une main sale de sang vers son visage.

Elle lui caressa tendrement la joue, lui laissant par cette même occasion des traces du liquide rouge. Ses yeux rencontrèrent alors ceux brillant d'Harry, et Hermione eut un sourire... dieu, ce qu'elle aimait ces émeraudes.

"- Tu... dois dire... à Draco... et Ginny... qu'ils... ont été... démasqués..." Dit-elle son regard toujours plongé dans celui de son ami.

"- D'accord, je le leur dirai..." promit-il alors qu'il posait sa main sur celle qu'Hermione avait sur sa joue.

"- Je... suis... contente... que tu sois là... Vous devez... gagner... la guerre... maintenant... avant que Vol..."

"- Hermione, ferme là !" S'exclama t-il dans un vague espoir de la faire taire.

Mais peine perdue...

"- Pas... de... grossièreté..." murmura Hermione. " Tu... sais... bien... je n'aime pas... ça..."

La jeune femme releva avec difficulté les yeux vers lui. Sa prise se faisait de moins en moins ferme autour d'Harry, et son regard était déjà loin.

"- C'est... stupide... n'est... ce... pas ?"

De nouveau, un sourire, sur des lèvres à présent craquelées.

"- Pardonne... moi
Pour... cet... adieu... "


"- Ne parle pas, je t'en prie..."

"-...La n...uit... mon â...me...
Com...me..."


Hermione gaspilla ses dernières forces dans une fatale quinte de toux.

"-... u..ne... étoi... le..."

"- Hermione..." supplia encore une fois le jeune homme, des sanglots dans la voix.

"- S'illu...mine... et ce... décor
Valait... bi...en la... peine
De... ma peine..."


Ne sachant comment, la jeune femme trouva la force de lui effleurer les lèvres et Harry sentit que peu à peu son autre main lui glissait de sa joue. Le regard éteint, les paupières lourdes... Hermione lui sourit encore une fois tendrement...

"-...Je ne... pou...vais pas... rester
Il... me fal...lait jus...te... m'en...vo...ler... "


Le dernier mot ne fut qu'un murmure tandis que sa main quitta la joue d'Harry pour tomber sur le sol...

°
°
°

Le jeune homme resta un instant immobile, contemplant le visage serein d'Hermione dans ses bras. Le c½ur battant la chamade, il appela son amie mais celle-ci resta muette. La main tremblante, des larmes coulant sur ses joues sales de sang, il chercha dans un ultime espoir le pouls de la jeune femme. C'est au bout de quelques minutes que le jeune homme se rendit compte de l'évidence... Il ferma alors les yeux et se coupa du reste du monde.

"- Harry ? Qu'est ce qui se passe ? Ca fait plus de deux heures qu'on vous attend." Demanda Ron, à travers la liaison télépathique qui les liait.

Le Survivant ne répondit pas, se contentant de contempler Hermione... Un sourire triste apparut sur ses lèvres... Elle était belle... même dans la mort...

"- Harry ? Hermione ? Répondez merde ! " S'écria le rouquin, pris de panique.

Mais Harry ne disait toujours rien, d'un mouvement tendre il passa la main sur les paupières de la jeune femme... Elle n'avait pas eu le temps ou la force de les fermer elle-même. Lentement, Harry se releva en portant délicatement son fardeau dans ses bras et alors qu'il s'apprêtait à transplaner, il rétablit la liaison télépathique avec son ami.

"- Ron..."

°
°

Le soleil brillait haut dans le ciel bleu de ce mois de Mai. Un léger vent soufflait sur les membres de l'Ordre du Phénix. Ces derniers se tenaient tous, la mine chagrinée, devant un magnifique Saule Pleureur. C'était sous ce gigantesque arbre, qu'ils avaient enterré leur amie.
Les personnes commençaient à déserter les lieux pour retourner à la cité. S'avançant d'un pas, Draco posa une main sur l'écorce.

"- Merci... Hermione. " Dit-il simplement en l'appelant pour la première fois par son prénom.

Sans rien ajouter, il se détourna pour prendre le chemin du retour. Ginny, pleurant à chaudes larmes, s'avança à son tour et serra très fort le tronc entre ses bras.

"- Merci... Mione... tu peux pas savoir combien...tu... tu manques... J'espère que l'arbre te plait ? Je sais que t'as toujours aimé la nature... tu verras, tu seras bien ici... Il faut pas t'inquiéter pour nous... on va continuer à se battre pour toi... pour tous ceux qui sont morts... Tu seras fière de nous... On construira un monde meilleur... je te le promets !"

Les yeux dégoulinants de larmes, elle serra une dernière fois le tronc entre ses bras, avant de rejoindre Draco qui l'attendait un peu plus loin. Il ne restait désormais plus qu'Harry et Ron, qui dans le silence le plus complet, admiraient l'arbre d'Hermione. Chacun d'eux se remémorant les différentes aventures qu'ils avaient partagées... leur complicité et leur amitié sans faille... Le rouquin s'approcha à son tour de l'arbre.

"- Ne t'inquiète pas petite s½ur... je prendrai soin de lui... je prendrai soin d'Harry... " Murmura t-il avec un faible sourire.

Il tendit la main et caressa l'écorce, puis après un hochement de tête, s'éloigna, laissant Harry seul avec Hermione. Alors qu'il partait à son tour, il se retourna une fois encore, admirant le jeu du vent dans les branches... et avec un dernier sourire, il rejoignit à son tour sa s½ur et son beau frère.
Restant seul, Harry ferma douloureusement les yeux. Il n'entendait ni le souffle du vent, ni le gazouillement des oiseaux... non... Harry ne voyait que la lumière du jour et n'entendait que la voix d'Hermione chanter :

"- L'eau et le ciel
Je m'y promène
J'y danse même
Oiseau Sirène
En robe blanche "


Ouvrant délicatement les paupières, il fut un instant aveuglé par la lumière... et c'est là qu'il la vit... Hermione, vêtue d'une jolie robe blanche. Elle souriait, comme à l'époque de Poudlard, les pans de sa robe voletaient autour de ses jambes tandis qu'elle tournoyait, les bras écartés, le visage heureux. Le reflet du soleil donnait des reflets cuivrés à ses longs cheveux qui dansaient élégamment autour de son visage. Harry voulut faire un pas vers elle... mais la jeune femme n'était plus là... Fronçant les sourcils, son regard se reporta sur l'arbre. Un sourire se dessina sur ses lèvres tandis qu'il caressait à son tour l'écorce.

"- Je me suis... envoyée valser
Et le décor... "
Fredonna t-il sans vraiment en avoir conscience.

Il ne connaissait pas la chanson aussi bien que la jeune femme... mais il se rappelait au moins du refrain... Pourtant, il lui semblait qu'il manquait quelque chose au refrain, comme si Hermione avait toujours gardé la dernière strophe pour elle...

"- Valait... bien la... peine
De ma... peine "


Il ferma à nouveau les yeux, embrassa l'écorce, et avec un sourire, au bord des larmes, il se détourna afin de rejoindre les autres. En chemin il chanta à son tour...

"- Je ne... pouvais pas rester
Il me... fallait juste m'envoler..."

# Posté le samedi 10 novembre 2007 07:37

Suite chapitre 5

Suite chapitre 5
Lentement, la porte de l'avion s'ouvrit et une passerelle fut amener en dessous. Au bout de quelques minutes, derrière une vielle femme, apparu Hermione. Tout en tenant son bagage a main, elle passa ses doigts dans sa chevelure indiscipliné. Elle était toujours aussi inquiète et tendu. Aussitôt après, Drago posa son pied sur le sol. Il tenait d'une main Charlie et posa son bras sur l'épaule de son épouse. Toute la famille se mêla dans le flot continue des voyageurs et gagna l'aéroport.

Dans le hall du grand bâtiment, un groupe de personne regardait anxieux vers la porte vitré d'où surgissait tout les passagers qui avait récupéré leur valise. Et ceux qu'ils attendaient si impatiemment finirent par apparaître.

-Hermione !

Dès que Molly avait aperçu la jeune femme, elle s'était précipité vers elle et l'avait serré dans se bras.

-Oh Hermione ! Qu'est ce que tu nous a manqué ! Je suis contente de te revoir enfin ! Et en plus, tu nous ramène un fils !

Et sans pouvoir réagir, le petit garçon se retrouva lui aussi étouffé par l'étreinte de la vielle femme. Puis, tout le reste de la famille se mit en marche. Bientôt, Hermione et Charlie se retrouvèrent encerclé par une vingtaine de personne, tous cherchant a serrer dans leur bras les deux arrivant. Drago s'était éloigné pour laisser sa femme et a son fils profiter de ses joyeuse retrouvaille. Mais Harry, ayant remarqué l'absence du blond, s'approcha de celui ci et lui tendit une main secourable.

-Content de te revoir Drago ! Vous avez fait un bon voyage !

-Très bon merci !

Le blond sourit a son ancien ennemis, comme pour le remercier silencieusement. Durant cet échange, tout le comité d'accueil les avait observé sans dire un mot. Puis, l'un après l'autre, ils vinrent adresser quelques phrase au nouvel arrivant. Le dernier a venir fut Ron qui le regarda, un peu gêné, les joue empourpré. Mais il fut interrompue avant de pouvoir parler par Drago qui lui tendit la main.

-Content de te revoir, Ron !

Et ces simple mots suffirent pour que des année de haine réciproque, de mensonge et de rumeur soit effacé. Drago oubliait que ces sept dernières année, le rouquin l'avais pris pour un meurtrier et Ron oubliait toute les brimades que le blond lui avait fait subir. Le silence qui s'installait fut brisé par la voix inquiète d'Hermione qui semblait chercher quelqu'un.

-Harry, je ne vois pas Ginny. Elle va bien ? Pourquoi n'est-elle pas venu.

Le concerné sembla hésité un moment puis reprit d'une vois normale :

-Oh, elle a été...retenu a la maison, rien de grave, je te rassure !

Rassuré, Hermione continua la conversation qu'elle avait entreprise avec ses neveux, James et Achala. C'est en pépiant joyeusement que toute la bande se dirigea vers la sortit de l'aéroport. Charlie était entouré par tout ses « presque cousins », enthousiasmé par l'arrivé de ce nouvel ami. Les cinq jeune maman, tout en gardant un oeil sur leur progéniture, discutait avec Mme Weasley de leur différentes histoire d'amour. La demande en mariage de Fred à Luna fit beaucoup rire tout ce beau monde, seul le jeune homme bougonnait un peu. En effet, ce jours là, le jeune couple était allé assister a une exposition sur les ronflack cornu. Et Fred s'était enfin décider a demandé la jeune femme en mariage. Mais étrangement, lorsqu'elle l'avait regarder, il avait laissé tomber la petite boite contenant la bague par terre, il avait bafouiller, s'était emmêler les jambes jusqu'à enfin réussir a sortir une phrase qui était devenue mémorable dans le groupe d'ami : « Lufoca, je veux être ta femme. »
A l'écart de tout ces éclats de rire, Drago, Harry, Ron et Bill parlaient, bien évidemment, de quidditch. L'ancien Serpentard n'était pas monté sur un balais depuis leur exil car ils s'étaient efforcé de rester discret et la communauté sorcière n'était pas au courant de leur présence. Ainsi, ils prévoyaient déjà un match dans le verger qui s'étendait derrière le 12 square Grimmaud.

Toute cette heureuse équipe s'arrêta finalement devant une porte de service. A travers une vitre, ils pouvaient voir deux voitures violette, des voitures du ministère démarrer. Devant l'air interrogateur d'Hermione, Harry, chefs des aurors s'expliqua.

-Des aurors se sont porté volontaire pour détourner l'attention des mangemort. Ils ont pris chacun une gorgé de polynectar et espère ainsi pouvoir arrêter d'autre serviteur de Voldemort.

Quelques personnes sursautèrent en entendant ce nom et Hermione comprit que tout le monde ne s'y était pas habitué. En fait, les seul qui n'avaient pas tressailli étaient Harry, Hermione et Ron, Lupin, Luna et bien évidemment Charlie qui, ayant été éduqué par Hermione dans un monde où Lord Voldemord était plutôt absent, ne pouvait savoir qui il était réellement.

Quelques minutes après, ils sortirent tous et se réfugièrent dans plusieurs voitures à l'aspect plutôt miteux de l'extérieur, mais en vérité, grandes et spacieuse.
................................................................................................................................................................

Un rayon de soleil éclaire difficilement a travers de lourd rideau pourpre, une chambre, coquette mais très simple. Un lit, deux bureaux, une grande bibliothèque et une commode. En ce temps de guerre, l'efficacité compte plus que le confort. Sur ce lit, une jeune fille rousse est couché, serrant entre ses mains un cadre sur lequel une photo bouge. Inlassablement, un jeune homme au beau visage et au cheveux roux sourit en agitant un bras légèrement roussis. Ginny ne quitte pas des yeux la dernière image qu'elle a de son frère. Et dire qu'ils ramènent son meurtrier ici ! Un instant, elle doute. Et si, ils disait la vérité ? Et si vraiment, c'était Lucius Malefoy qui l'avait tué ? Mais l'instant est passé. Elle secoue la tète et reviens a la raison. Non, ça ne peut être que lui. Et dire qu'Hermione l'a épousé, qu'il a été assez puissant pour lui faire croire qu'il était innocent ! par respect pour toute sa famille et sa meilleure amie, elle ne le tuera pas. Du moins, pas tout de suite... Mais qu'il fasse un pas de coté et s'en était fini de lui.

Un sonnerie retentit. La jeune femme descendis de son lit, enfila une paire de chaussure et reposa le cadre sur son bureau. Elle sorti et tout en refermant la porte sur elle, elle jeta un dernier regard sur Charlie, semblant dire « je te vengerai mon frère... »

Courant dans l'escalier, elle s'empresse de lever les sorts qui entourent la porte et d'ouvrir celle ci. Une joyeuse communauté apparut, tout sourire devant la porte. Un petit garçon de trois ans se jeta dans ses bras en criant.

-Maman !

-Mais oui, moi aussi, je t'aime Albus ! Salut Bill, Fleur, Remus et Tonk ! Vous allez bien ! Ca faisait un bout de temps que vous étiez pas venu ici ! Bonjour Ulysse !

La jeune femme se redresse alors semblant chercher quelqu'un. Distinguant alors un petit garçon au cheveux châtains et au yeux gris à coté de son époux, elle lui sourit gentiment.

-Salut Jimmy ! Alors tu viens plus dire bonjours à ta marraine ? D'ailleurs j'ai un cadeau pour toi, je te le donnerais ce soir.

Après que le fils de Remus se soit précipité vers elle, Ginny s'écarta pour laisse rentrer tout ce petit monde dans l'ancienne maison de Sirius. C'est là qu'elle aperçut les trois derniers arrivants. Sa meilleur amie avait changer depuis leur enfance. Hermione s'était épanouie, paraissait bien plus heureuse. La maternité lui avait donné de très jolie forme. Elle sourit a la jeune femme qui la prit dans ses bras.

-Ginny ! Tu m'a tellement manqué ! Je suis si contente de te revoir enfin !

Elle passa sous silence la dernière rencontre qu'elle avaient eu il y un mois. La haine de Ginny était encore trop fraîche dans leur mémoire pour qu'elles puissent en parler. Mais les deux jeunes femmes étaient vraiment heureuse de se retrouver, malgré la guerre et ces années de mensonges... Hermione, tout en souriant, attrapa son fils par la main et le présenta a la rouquine.

-Voilà mon fils, Charlie. Si tu accepte, je ...enfin, nous, dit-elle en jetant un regard vers son mari, voudrions que tu sois sa marraine.

-Je...merci ! Bien sur que j'accepte !

Elle sourit a son nouveau filleule et invita les trois dernier a entrer. Drago passa la porte en soupirant. Certes, elle ne lui avait pas vraiment parler, mais elle ne l'avait pas agresser et avait accepter d'être la marraine de son enfant. Peut-être qu'elle lui avait pardonné...

Il entra dans cette maison dont il avait tant entendu parler et remarqua que le tableau de la mère de Sirius que sa femme lui avait décrite plusieurs fois avait été enlevé. Probablement par Harry, il était devenu si puissant... Il s'arrêta pendant quelques instant pour observer le hall d'entré remeublé, laissant les autres entrer dans la cuisines sans lui. Au moment où il se dirigeait vers la porte, il sentit une main l'agripper. Il se retourna soudainement et croisa le regard de Ginny. Peut-être la jeune femme voulait-elle s'excuser ? Mais ses sourcil se froncèrent et sa bouche prit une mine coléreuse.

-Par respect pour l'amour qu'Hermione a pour toi, je ne te tuerais pas maintenant. Mais fais seulement un pas de travers... je ne crois pas une seule seconde a ta stupide histoire. La magie noire t'a sûrement permis de changer tes souvenirs. Mais je sais que tu l'a tué... Maintenant, je serait ton ombre... Partout ou tes pas te conduiront, je te suivrais, plus jamais tu ne sera seule... Et à la moindre erreur de ta part, je n'hésiterait pas...

Sans plus un regard pour le jeune homme stupéfié par ses paroles, Ginny rejoignit les autres dans la cuisine.

# Posté le dimanche 20 janvier 2008 08:17

OS

Un jeune garçon est assis à une table. Il écrit une lettre. Sa main se dépêche, sa plume secrispe

Sur le papier.

Sa chouette attend sa lettre. Ses yeux sont embués. Cette lettre est une confession. Ce sera la dernière de sa vie. Dans une heure, il sera mort. Mais il n'a pas peur.

Il sait que se sera rapide, il sait qu'il l'a mérité.

Du jour ou il a décidé de s'éloigner de se que l'on voulait qu'il soit il savait qu'il en mourrait.

Parce qu'on échappe jamaisà ce que l'on est, parce que chaque décision à ces conséquences, parce que le destin n'a pas grand-chose à dire et parce que on ne peut être un homme si l'on ne se révolte pas contre ce qui nous déplait. Il allait mourir.

Rien, il ne regrette rien. Sauf une chose : ne jamais lui avoir dit « je t'aime ». C'est pourquoi il écrit cette lettre. Pour qu'elle sache, pour que peut être elle ne le déteste plus complètement.

Il n'attend rien d'elle, pas même qu'elle soit touchée. Il veut juste qu'elle sache, il veut juste mourir sans plus rien regretter.

Sa main tremble sur le papier. Son écriture est moins ferme que ce qu'il voudrait. Ce n'est jamais facile de trouver les mots, ce n'est jamais facile de savoir si l'autre comprendra.

Il veut que se soit clair, il veut qu'elle ressente son c½ur à travers sa lettre.

Mais il n'a qu'une heure devant lui. Et ensuite, il mourra.

Il sais qu'il ne saura jamais se qu'elle pensera de sa lettre. Il sait qu'il n'obtiendra jamais de réponse.

Mais il doit l'écrire. Il faut qu'elle sache.

Il trempe sa plume dans l'encrier, et couche les mots sur le papier. Il n'est pas sûr d'y mettre le ton. Il n'est pas sûr de choisir la bonne façon.

Mais il n'a qu'une heure, il n'a plus toute une vie.

Il se rend compte que cette heure là avant sa mort, c'est avec elle qu'il la passera. En pensées, bien sur. Mais c'est déjà mieux que rien du tout.

Il revoit son visage, il revoit son sourire. Et puis tout semble évident.

Il sait ce qu'il va écrire...

Sa plume s'approche du parchemin jauni. Et les mots viennent d'eux même.

Hermione,

Je ne t'ai jamais appelé par ton prénom, je ne t'ai même jamais dit un mot gentil.

Si tu froisses cette lettre avant de la lire, il y aura toujours des non-dits.

Je voudrais que tu saches que je regrette ce que j'ai fait.

Chaque insulte, chaque mauvais geste, mes regards mauvais.

Ce n'était pas moi, c'était ce que je devais être.

On n'a pas toujours la chance d'être ce que l'on voudrait paraître.

Depuis tout petit, on m'interdit d'aimer.

Depuis tout petit c'est le Doloris qui m'a formé.

Interdit d'avoir de la peine, interdit d'éprouverla pitié.

Interdit de posséder des regrets, interdit de pleurer.

On m'a formé pour devenir Mangemort.

J'ai étudié la magie noire, les mauvais sorts.

On m'a dit d'avoir toujours la tête haute

De mépriser Potter, Weasley et tout les autre.

Mais à aucun moment on m'a dit d'éviter ton regard.

Et ça je l'ai compris par le plus grand des hasard.

Quand mon regard a croisé le tient dans le couloir du train.

J'ai su que pour moi, il n'y aurait plus jamais rien.

Mon c½ur s'est emballé, et j'ai eu mal en l'entendant me supplier.

Il voulait que je le laisse libre, il voulait que je le dépose à tes pieds.

J'ai eu tort, je n'ai pas voulu l'écouter.

J'étais si orgueilleux, si fier, si mal éduqué.

Je l'ai forcé à te haïr, forcé à t'insulter.

Je l'ai forcer a te maudire, forcer à t'humilier.

Mais, oh Hermione, si tu savais,

Si tu savais combien il me maudissait.

Je n'avais pas le choix, je devais les cacher.

Tous ces sentiments que mon c½ur voulait te crier.

Si on l'avait appris, si mon père l'avait su,

Il m'aurait maudit, il t'aurait tuée.

J'aurais pus résister, j'aurais survécu

Mais sans plus te voir, mon coeur en aurait étébrisé.

Alors j'ai menti, j'ai joué la comédie,

Je faisais tout pour être haï,

Tout pour te protéger.

Je mourais d'envie de t'embrasser,

Je crevais de ne pouvoir dans mes bras te serrer,

Mon c½ur se lamentait de ne pouvoir te parler,

Mon corps avait froid de ne pouvoir te réchauffer.

Je t'aimais Hermione, je t'aimais à en mourir,

Et je t'aime encore je sens mon c½ur frémir,

Te voir entre deux cours, t'épier du regard

Être jaloux de tes amis sans même le vouloir.

Eux, ils étaient prés de toi, pouvaient te consoler.

Combien de fois ai-je souffert de te voir pleurer ?

Combien de fois ai- je fais couler tes larmes?

Combien de fois ai- je voulu que l'on me tue d'une arme ?

A chaque mot « sang de bourbe » c'est un « je t'aime » que j'étouffais,

A chaque menace de mort, c'est l'envie de te prendre la main que je refoulais,

Oh Hermione, si tu savais, si tu savais combien je t'aimais.

sixans d'insulte,six ans de mépris,six ansà te rendre la vie impossible.

Maissix ans aussi à laisser brûler mon c½ur d'un amour intangible.

J'aurais voulu, que toi et moi existe, j'aurais voulu pouvoir dire « nous »,

J'aurais voulu crier, t'aimer comme un fou !

J'aurais aimé que rien sur terre ne nous sépare,

J'aurais voulu me promener avec toi à pré-au-Lard,

Mais ce n'était q'un rêve, je n'avais pas le choix,

Je n'avais pas le droit de prendre cette voie.

J'aurais voulu, j'aurais aimé, mais qu'importe maintenant ?

On ne peux revenir en arrière il faut assumer ses actes d'antan.

Mais si je dois mourir, je veux que tu saches, Oh Hermione,

Qu'en fermant les yeux c'est ton visage et ton sourire que j'emporte avec moi.

Je t'aimerai même au delà de la mort...

Voilà Hermione, tu sais tout. Dans quelques minutes, je serai mort. Mais je n'ai pas peur. Tu t'en moques j'en suis sur. Si je dois mourir c'est parce que pour la première fois de ma vie j'ai agi en homme.

Quelqu'un a dit un jour qu'un homme était défini par ses choix et non par ses actes. Il avait raison.

J'ai passé mon enfance à être bercé selon les principes même de la magie noire. On m'a formé pour devenir un des serviteurs du seigneur des ténèbres. Mais jamais on ne m'a demandé si telle était ma volonté.

Je croyais que mon père était grand, qu'il était le meilleur. J'avais tort.

Avec lui, je n'ai jamais su ce qu'était l'amour d'un père pour son fils. La seul chose que j'ai apprise de lui c'est « marche dans mes pas ne me fait jamais honte ou tu mourras »

Alors, j'ai fait ce qu'il voulait.

Mais un jour, je t'ai rencontrée. Et tout à changé. Il m'a fallu du temps, mais j'ai compris que je t'aimais.

Petità petit j'ai voulu m'éloigner de mon héritage.

J'ai échoué dans toutes mes missions de Mangemort. La dernière me fut fatale.

Je devais te tuer.

Je n'ai pas pu, j'ai supplié mon père de me donner une autre cible. Il a ri.

Comment pouvais-je te tuer Hermione ? Je t'aimais trop pour ça.

Mon c½ur aurait cessé de battre avant même que j'aie eu le temps de prononcer le sort fatal.

Remarque, j'aurais mieux aimé mourir de ta main. Cela aurait peut-être été plus facile. Mais je ne voulais pas que tu deviennes un assassin. Je n'ai jamais pus en être un. Tu ne pouvais en devenir uneà cause de moi.

Alors j'ai fait mon choix. Il fallait que tout s'arrête.

J'ai refusé de te tuer. Je leur ai dit que je ferais tout pour te protéger.

Ils ont lu en moi mes sentiments pour toi.

Ils se sont sentis trahis de voir que moi je voulais les quitter.

Je n'aurai jamais la chance de le faire.

Je n'aurai jamais l'occasion de te dire tout ça en face. Je ne saurai jamais si tu en aurais ri. Une lettre, sa doit te sembler tellement lâche. J'aurais voulu faire mieux, mais le temps m'est compté.

Mon père va venir me tuer.

Adieu, Hermione. Adieu et à Jamais.

J'emmène avec moi ton souvenir.

Le souvenir d'un cou de poing, qui m'a brûler la peau parce que pour moi c'était la seule manière pour que tu me touches.

Le souvenir de ta voix, de ton sourire, de ton regard et de tous tes gestes.

Le souvenir de toi à tout jamais.

Je t'aime.

Drago

Il ne reste plus que quelques minutes avant la fin. Le jeune garçon plie sa lettre.

Son regard est mouillé de larmes si longtemps refoulées.

Plusieurs s'écrasent sur la lettre en faisant de petites tâches.

Cela n'a plus d'importance pour lui. Elle verra ces taches et saura combien mon c½ur est serré à l'idée de ne jamais la revoir. Voilà ce qu'il pense.

Sa main tremblante attache la lettre à la patte de la chouette. Il la caresse doucement et lui murmures quelques mots à l'oreille.

Soudain, il réfléchit.

Il enlève son collier en forme de serpent et l'attache à la lettre.

La chouette s'envole. Il est seul. Terriblement seul face à son destin.

Il va mourir pour elle. Il va mourir pour qu'elle puisse vivre encore un peu.

Il sourit. Il est heureux.

Soudain, la porte s'ouvre lentement. Une femme entre.

-Mère, dit-il tout doucement.

Il est bientôt l'heure Drago, Répond-t-elle du même ton.

Les yeux de sa mère sont humides. Elle ne pleure pas. Elle n'a pas le droit. Il le sait. Mais elle a mal.

Son fils unique va mourir et elle ne peut rien contre ça.

Elle pourrait supplier. Mais elle mourrait avec lui. De cela, il ne saurait être question.

Il n'a pas sauvé la femme qu'il aime pour que sa mère meure avec lui

-Je n'ai pas peur, lui dit il

-Je sais. Un Malfoy n'a jamais peur.

-A cet instant, mère, je ne suis plus un Malfoy. Je suis un homme libre. Un homme qui donne sa vie pour en sauver une autre. Je suis heureux, mère. Je suis tout ce qu'un Malfoy ne sera jamais !

A ces mots, sa mère sourit. Elle l'attire contre elle et le serre fort contre son c½ur.

Je t'aime mon fils. Un jour, nous nous retrouverons.

Elle tourne les talons et s'enfuit en courant. Il est l'heure.

Des larmes mouillent son visage. Personne ne doit la voir ainsi.

Encore une fois la porte s'ouvre.

Son père entre.

Ils s'affrontent du regard. Pas un mot n'est dit.

Drago sait que son père essaye de le faire plier sous son regard. Mais il résiste.

Il mourra en le regardant droit dans les yeux. Il ne les baissera pas.

Il affronte la mort comme...comme...commeun Malfoy le ferait. Et cette pensée le fait sourire mentalement.

Non, décidemment, on n'échappe pas à ce que l'on est.

Son père lève sa baguette. Il lance quelque Doloris.

Drago tombe à terre. Il se tord de douleur, mais ne dis pas un mot.

Non, il refuse d'entrer dans le jeu de son père.

Endoloris, Endoloris, Endoloris et encore Endoloris.

Drago s'affaiblità vue d'½il.

Il va mourir. Mais il le fera en homme.

Soudain son père s'approche, le relève.

Encore une fois ils sont yeux dans les yeux.

La fin approche. Drago le sait.

Son père murmure juste ces mots »j'ai honte de toi » !

Et Drago sourit. Lui il n'a pas honte. Son père lui fait pitié.

La baguette de son père se lève encore une fois...La fin arrive. Drago pense à Hermione.

Un dernier mot « Hermione je t'aime », un dernier regard à son père qui se moque de lui.

La baguette est prête. Le sort au bord des lèvres.

A des kilomètres de là, une jeune fille est réveillée par une chouette qui toque au carreau.

Elle se lève. Les deux garçons qui dorment dans le lit voisin ainsi que Ginny se réveillent aussi.

Hermione se lève. Ouvre la fenêtre.

La lettre est pour elle. Qui peut lui écrire ?

Elle l'ouvre. Un collier tombe. Elle n'y prête pas attention.

Son regard s'arrête sur la signature.

« Drago »murmure-t-elle.

Elle veut froisser la lettre, la jeter.

Ses yeux sont attirés par des petites taches sombres.

« On dirais....des larmes ? » Elle en est toute étonnée.

Avant que quiconque pause la moindre question, elle sort de la chambre.

Elle s'assoie par terre, la lettre entre les mains.

Elle ne sait si elle a envie de la lire.

Mais au fond d'elle, une petite voix lui souffle : « lis là, lis là »

Elle déplie la lettre. Elle commence à lire.

« Hermione », elle s'arrête. Son c½ur se serre. C'est la première fois qu'il l'appel comme ça.

Un doute lui vient. Ellea soudainement peur de cette lettre.

Sa respiration est rapide. Son c½ur s'accélère.

Elle doit la lire.

Elle remarque l'écriture tremblante. Sa peur augmente.

Elle respire un coup, deux coups ; il faut se lancer.

Elle reprend la lecture. Elle jure de ne plus s'arrêter avant la fin.

Elle lit. Elle lit à s'en faire mal aux yeux. Elle lit en sentant des larmes couler sur son visage.

Elle lit en sentant en elle une douleur indéfinissable.

Elle lit en ressentant l'amour de Drago.

La lettre est finie. Hermione pleure.

Elle ne sait pas pourquoi, mais elle pleure.

Elle se dit qu'il est mort. Elle se dit qu'elle devrait en être heureuse.

Mais non. En cet instant, elle n'a plus de haine pour lui. Elle n'a pas de pitié, elle n'a plus de colère.

Elle a tout compris. Mais il est trop tard.

Alors elle pleur en mêlant ses larmesà celles de Drago sur la lettre.

Elle pleure parce que la vie est injuste. Elle pleure parce qu'elle ne pourra jamais lui dire qu'elle ne le détestait pas.

Elle soupire, elle se relève.

Elle entre dans la chambre, les yeux rougis de larmes.

Les autres la regarde. Elle s'en moque. Elle ne dira rien, pas maintenant.

Par terre, elle aperçoit le collier.

Surprise, elle le ramasse.

Elle le reconnaît. C'est celui de Drago. L'emblème des serpentards. Il ne le quittait jamais.

Ses yeux se mouillent encore de larmes.

Elle sert le collier dans sa main. Puis finalement elle le passe au cou.

Elle le porte à ces lèvres et murmure tout bas « adieu Drago mais pas à jamais. Un jour nous nous reverrons.

Adieu, moi aussi au fond, je t'aimais. »

Elle sait déjà que ce collier ne la quittera plus jamais.

Le jeune garçon regarde son père une dernière fois.

A des kilomètres, Hermione embrasse son collier.

Il ne le sait pas. Il ne le saura jamais.

Lucius prononce deux mots « avada kedavra ». Une lueur verte, un froid glacial et puis le silence.

Drago s'effondre alors même qu'Hermione prononçait ces mots « Je t'aimais ».

Le collier s'illumine au cou de la jeune fille. Hermione sait.

Drago vient de mourir.

Elle pleure et le collier brille encore plus.

Et soudain elle comprend.

Ce collier est plus qu'un emblème.

C'est une partie du c½ur de Drago qui y demeura enfermé à jamais.

Il sera toujours là, avec elle. Il lui donnera sa force, il lui donnera sa volonté. Elle sait que maintenant, elle ne sera plus jamais seule. Dans la vie comme dans la mort, il restera près d'elle.

Il est mort en pensant à elle.

Il est mort, quant elle pensait a lui.

Il est mort s'en rien regretter.

Elle sait qu'il est mort pour elle.

Il sait qu'elle le déteste.

Elle sait qu'elle l'aimera toujours.

Et tout les deux savent aujourd'hui, qu'il ne faut jamais attendre pour dire « je t'aime ». Car la mort s'avance sans bruit en laissant derrière elle des remords pour des non-dits.

Elle n'aimait pas cette vie.

Il n'aimait pas l'idée de la mort.

Mais aujourd'hui, elle ne vivra plus que pour lui.

Et lui, il a donné sa vie pour elle.

Et dans le silence de la nuit un murmure se fait entendre « Hermione, Drago,à tout jamais réunis » et sur la lettre les larmes se sont entrelacées en formant un c½ur qui semble saigner.



****************************



Cette fis n'est pas de moi, mais de http://drago-love-hermy.skyrock.com/29.html et je tenais a vous la faire partager parsque je l'ai beaucoup aimé.

# Posté le mercredi 23 janvier 2008 08:33

Nouveau blog !

Nouveau blog !
Je laisse tomber (momentanément , Définitivement ?) ce blog car je n'avance pas du tout dans ma fic. mais si vous aimer la manière dont j'écris, voici mon nouveau blog avec des OS terminer et corriger ! http://selemba.skyrock.com/

A bientot si le coeur vous en dit !
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 25 juillet 2008 06:23